Ce 1e mai venez travailler moins pour lire plus…

Ce 1e mai 2018, pour notre Journée Portes Ouvertes, notre centre doc participe à la fête du 1e mai organisée par le Garcia Lorca.

Lectures et échanges autour du thème
« Le travail, c’est les autres »

De 12h à 18h, dans un petit coin lecture, nous vous proposons de travailler moins pour lire plus, une sélection de livres de notre fonds sur… le travail bien sûr !
De
14 à 16h, participez à la lecture en arpentage d’un ouvrage : chacun lit quelques pages du livre et en fait un retour aux autres, et en 2h vous aurez donc pris connaissance d’un bon livre… et de chouettes personnes (15 pers. max : inscriptions souhaitées marie.fontaine@collectif-alpha.be )
Vous pourrez aussi
écouter un reportage radiophonique : Travaille!
Et des petites
animations pour vous faire vivre l’inégale répartition des richesses en Belgique émailleront l’après-midi.

Mais ce n’est pas tout! Le Garcia Lorca vous propose de nombreuses autres activités ce jour de fête (conférences, animations, musique, expo,…)

Plus d’infos sur notre site ICI et sur le site du Garcia Lorca ICI.

Lieu : Centre socio-culturel Garcia Lorca, 47 rue des foulons 1000 Bruxelles

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Et voici le programme détaillé :

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A très bientôt!

 

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alphabétisation ou bureaucratisation

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Lire et écrire est indispensable dans notre société : tout passe pas l’écrit. C’est le règne du papier qui s’empile et des petites pattes de mouches noires qui s’y alignent. Virtuellement aussi d’ailleurs…

Apprendre à lire et à écrire, est-ce ouvrir de nouveaux horizons au fil des pages, œuvrer à l’émancipation des personnes qui prennent leur destin en main en même temps que leur stylo ? Ou est-ce qu’il s’agit surtout de ramener ces brebis égarées sur le droit chemin de la bureaucratisation … (si si, droit, le chemin, car si les papiers disent que c’est droit, c’est droit, aussi tortueux et absurde nous semble-t-il!)

 

 

Un article de la revue Antipodes « Bureaucratiser pour mieux marchandiser »  fait le point sur la question pour le domaine de l’alpha à Bruxelles  :

L’alphabétisation devient un instrument de contrôle au service de l’administration / propos de Marie Baele recueillis par Julia Petri

La bureaucratisation, ou « le pouvoir des bureaux » (selon l’expression de Vincent de Gournay en 1759), comment cela se traduit-elle en ce que concerne l’alphabétisation et l’apprentissage du français langue étrangère à Bruxelles ? Quelles en sont les conséquences pour les associations et leurs publics ? Nous avons rencontré Marie Baele, formatrice en alpha et en français langue étrangère depuis plus de 25 ans. (suite sur le site d’ITECO : ICI)

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« Mon destin est entre les mains de mon père »

logo-2016Cette phrase, nombreuses sont celles qui pourraient la dire. La journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, le 6 février, nous rappelle chaque année que cela doit cesser. Trop de femmes sont encore contraintes à s’engager sur les voies périlleuses de l’exil parce que leur intégrité est menacée.

Cette phrase, c’est aussi le titre d’un roman, une saga familiale sénégalaise en 3 tomes écrite par Kadidiatou Diallo, présidente de GAMS Belgique asbl (Groupe pour l’Abolition des mutilations sexuelles féminines). Par cette romance pleine de tendresse et d’humour entre deux jeunes sénégalais, l’auteure aborde de nombreux thèmes cruciaux : certains aspects culturels africains tels que l’excision, le mariage forcé, la polygamie,… mais aussi des fondamentaux de l’humanité, la famille, l’amour, le mariage, la maternité,…

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«  À sa manière, Khadia questionne, voire dénonce, mais sans esbroufe (…) avec humour, émotion et sensualité. (…) C’est du ‘Barbara Cartland’ militant, un hybride improbable, qu’aucun auteur et qu’aucun formateur n’aurait osé. Mais qui sonne tout à fait juste. »Frédéric Maes, formateur au Collectif Alpha de Saint-Gilles

Ce roman, s’il peut se lire pour le plaisir, peut également servir de base à un travail collectif, par exemple dans un cours d’alphabétisation. Un dossier pédagogique donne d’ailleurs des pistes d’exploitation des thématiques et des idées pour la lecture collective du roman. Il rencontre un franc succès auprès de nos apprenants!

« Je dirais que c’est un bon livre pour adultes. Il n’est pas si compliqué à lire. Les adultes peuvent le comprendre. Ils auront plus facile que les enfants parce qu’ils savent que c’est la réalité. Et ça leur donnera l’idée de protéger leurs filles… »

Ema, apprenante au Collectif Alpha de Saint-Gilles




« Ce livre, ça parle de la réalité. Moi j’ai vu ça devant mes yeux. Les mariages forcés, ça existe chez nous. L’excision aussi. J’ai rencontré beaucoup de femmes qui ont été excisées. Pour le mariage, à moi aussi ça m’est arrivé. Mes parents m’avaient donné le feu vert pour que je choisisse moi-même ma femme, mais après, ils sont venus et m’ont
dit qu’ils avaient déjà trouvé quelqu’un. On a discuté pendant un mois mais à la fin, j’ai épousé la femme qu’ils avaient choisie. Chez nous, c’est difficile quand tu n’es pas d’accord avec tes parents. Et ce n’est pas que pour les filles. Les garçons non plus n’ont pas le choix, comme Sidi dans le livre. Ça aussi, c’est la réalité. »

Youssouf, apprenant au Collectif Alpha de Saint-Gilles

 

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Révolution soviétique et évolution des sciences de l’éducation: une sélection bibliographique

A l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre, le centre de documentation du Collectif alpha s’est questionné sur sa signification et son héritage pour le mouvement d’éducation populaire. Il en est résulté une sélection bibliographique qui présente une série de documents que vous pouvez consulter ou emprunter dans notre centre de documentation. Cette courte bibliographie veut, entre autre, souligner l’importance de la révolution soviétique dans le progrès de la pensée pédagogique. L’influence de la jeune république a été aussi remarquable dans le champ de l’expérimentation et de la théorisation en sciences de l’éducation que par la dynamique qu’elle a insufflée dans les mouvements sociaux à l’échelle mondiale.

Lire la sélection bibliographique sur notre catalogue en ligne: cliquez ICI! (Le PDF de la sélection se trouve en bas de  la notice)

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Bruxelles intime, terre d’accueil ?

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Bruxelles : Terre d’accueil ?

C’est la question qu’on peut se poser, dans le contexte actuel de durcissement des politiques d’accueil en Belgique, motivées par la nécessité d’éviter un « appel d’air », vers notre pays trop accueillant.

C’est aussi le titre d’une exposition qui se tient du 13/10/2017 au 18/03/2018 au Musée Juif de Belgique : www.mjb-jmb.org/bruxelles-terre-d-accueil/

Cette exposition raconte comment la capitale belge s’est peu à peu transformée en « ville-monde ». Elle retrace sur près de deux siècles le parcours de ces étrangers installés à Bruxelles pour quelques mois ou pour toujours, à travers les objets qu’ils ont emportés avec eux, leurs témoignages personnels ou leurs photographies de famille. Outre ce volet historique, elle présente le travail d’artistes basés à Bruxelles qui abordent la question migratoire et la diversité culturelle dans le Bruxelles d’aujourd’hui.

Un dossier pédagogique accompagne l’expo et de nombreux événements permettent d’approfondir ce sujet ô combien polémique à l’heure actuelle.

Bruxelles intime : mais qui sont ces bruxellois ?

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Cette expo accueille quelques unes des splendides photographies du projet « Bruxelles intime » qu’Herman Bertiau et Sylvie Nys avaient mené fin des années ’80. Leur ouvrage, regroupant 150 photos de bruxellois posant chez eux, est réédité pour l’occasion aux éditions Husson.

Il est en vente au musée à prix réduit durant l’exposition : profitez-en!

Il y a quelques années, au centre de documentation, nous avions réalisé une démarche pédagogique à partir de cet ouvrage. 25 photos de l’ouvrage sont proposés sous 3 formes : l’image originale, le logement seul, les habitants seuls. Cela permet de mettre en évidence nos préjugés… et de les dépasser, grâce à un travail de description le plus objectif possible des photos partielles, d’imagination en émettant des hypothèses (Où habitent-ils?  Qui habite là?) et enfin de confrontation de celles-ci aux informations nouvelles livrées par la photo complète et la légende.

Conçu à la base pour des adultes en cours d’alphabétisation,  cet outil convient à tout type de public. Le dossier et les photos sont téléchargeables gratuitement sur notre catalogue en ligne.

Le comte Simon du Chastel, 62 ans, est artiste ; il a toujours vécu à Bruxelles… Se rendra-t-il un jour en Afrique ? Boitsfort, 27 avril 1989 @Herman Bertiau
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Douce et soumise? Non! (et non, c’est non)

Un jour sur trois cent soixante cinq… c’est peu, comme nous le disions dans un article où nous mettions à l’honneur les ouvrages de notre fonds consacrés aux femmes, à l’occasion du 8 mars. A l’approche du 25 novembre, nous faisons de même, avec en plus quelques nouveautés, plus particulièrement liées à la violence que subissent les femmes.

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Tou.te.s à la manif!

mirabalCe 25 novembre, une autre journée met le focus sur les femmes, et plus particulièrement sur une réalité tragique, la violence qu’elles subissent, sous de multiples formes. Longtemps tue ou minimisée, des voix de plus en plus nombreuses et diverses s’élèvent pour dénoncer cette violence. Récemment, les hashtag #metoo et #balancetonporc ont inondé les réseaux sociaux. Ce samedi, c’est dans la rue que la plateforme Mirabal nous attend, pour dénoncer et appeler au changement :

 

STOP aux violences envers les femmes : 

rdv le 25/11 à 14h Gare du Nord à Bruxelles

Pourquoi Mirabal ?

hm1En 1999, l’ONU a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La date avait été choisie en Colombie, en 1981, par des militant-e-s des droits des femmes en hommage aux trois sœurs Mirabal, combattantes contre la dictature de Rafael Trujillo en République dominicaine, brutalement assassinées le 25 novembre 1960. (lire plus…)

Des femmes en lutte contre la violence des Etats

espace public privéL’origine de cette journée est d’autant plus interpellante que lorsqu’on parle de violences faites aux femmes, on songe d’emblée aux violences conjugales… Reléguer les femmes à la sphère domestique est un modèle qui a la vie dure.

 

freinet2Et pourtant, des femmes qui s’engagent et luttent politiquement, au péril de leurs vies, il y en a! Les sœurs Mirabal (dont l’histoire est contée dans le roman Au temps des papillons de Julia Alvarez, adapté au cinéma) , mais, mais aussi les combattantes kurdes peshmerga, les résistantes contre le régime de Franco (qui font l’objet du roman Voix endormies de Dulce Chacón), etc.

rever-l-obscur-couvLa lutte n’est pas toujours armée. Partisane de l’action directe non-violente, Starhawk est une formatrice et militante altermondialiste et antimilitariste qui se définit elle-même à la fois comme féministe et sorcière néo-païenne. Elle explore une science inventive et festive des rituels, faisant de la dynamique de groupe un outil puissant de lutte. (à découvrir dans son livre : Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique)

Violence publique et violence domestique… même combat ?

Il est essentiel de souligner la force du groupe. Reléguer la femme dans la sphère domestique, c’est l’isoler, lui ôter la possibilité de faire une affaire publique de ce qu’elle subit dans l’intimité. Parce qu’elle pense être la seule dans le cas, parce qu’elle se dit que c’est normal, parce qu’on estime que ce qui se passe en privé ne regarde pas les autres… C’est seulement dans les années ’60, que les féministes ont clamé que « Le privé est politique ». En effet, si dans un premier temps le féministe revendiquait l’égalité dans la sphère publique, dans un second temps il s’agissait de faire prendre conscience que les problèmes personnels sont des problèmes politiques qui nécessitent un action collective.

violence conjugale politique

ce dessin et le précédent sont extraits de la BD Le féminisme en 7 slogans et citations 

La lutte continue…

Le mouvement féministe a réussi à obtenir des avancées importantes (droit de vote, droit à avoir un compte en banque personnel, droit à l’avortement…) Malgré cela, il reste bien du chemin à faire, dans divers domaines : des manuels scolaires genrés au féminicides, du harcèlement en rue au viol conjugal, de l’inégalité salariale à l’excision, des propos et images sexistes banalisés à la violence psychologique… Il faut bien sûr agir contre les faits graves, qui portent directement atteinte physiquement à la personne, sans pour autant négliger ce qui permet à ces faits de se produire : une culture qui assigne des rôles aux hommes et aux femmes induisant la domination de l’un sur l’autre. Véhiculée par l’éducation et les médias, elle est ancrée dans l’inconscient et donc malaisée à identifier.

… avec des mots

Le plus important est donc de continuer à parler, à débattre, à mettre des mots sur des malaises, à permettre à ceux qui n’osent pas de faire entendre leur voix (seule 1 victime de viol sur 10 porte plainte!). La lutte pour l’égalité et le respect passe par la dénonciation des violences et des injustices, mais aussi par le dialogue et l’éducation, tant pour les filles que pour les garçons.

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L’ordre du jour, un livre d’Eric Vuillard

Voici un excellent article sur le dernier prix Goncourt dans le Vif (06/11/2017).

« L’ordre du jour » d’Éric Vuillard, qui a décroché le Goncourt 2017, est un récit saisissant sur l’arrivée au pouvoir d’Hitler, l’Anschluss et le soutien sans faille des industriels allemands à la machine de guerre nazie.

Usines IG Farben au camp de Monowitz.IG-Farbenwerke Auschwitz

 

L’écrivain de 49 ans a une façon unique de se glisser dans les coulisses de l’Histoire pour donner à ses lecteurs une autre grille de lecture d’événements a priori archi connus. Après la chute de l’empire Inca (« Conquistadors », 2009), la conquête coloniale (« Congo », 2012) et la Révolution française (« 14 juillet », 2016), « L’ordre du jour » est l’occasion de revisiter l’arrivée au pouvoir des nazis.

Le 20 février 1933, un mois avant les élections générales, une réunion secrète se tient à Berlin autour d’Hermann Goering et du nouveau chancelier allemand Adolf Hitler. Elle réunit « le nirvana de l’industrie et de la finance ». « Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet », raconte Éric Vuillard.

Parmi ces vingt-quatre, Gustav Krupp, Wilhelm von Opel, le patron de Siemens, d’IG Farben… Avec Éric Vuillard, nous sommes dans ce salon à Berlin et aujourd’hui, en 2017. « A présent, Opel est bien plus vieille que de nombreux États, plus vieille que le Liban, plus vieille que l’Allemagne même… », écrit-il. Ces industriels vont donner aux nazis tout l’argent qu’ils réclament pour les élections. Si les nazis l’emportent « ces élections seront les dernières pour les dix prochaines années et même pour cent ans », dit Goering dans un éclat de rire sans provoquer l’effroi.

Le nazisme s’effondrera mais, rappelle Vuillard, BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz, Telefunken « sont là, parmi nous, entre nous ». « Tous survivront au régime et financeront à l’avenir bien des partis à proportion de leur performance ».

Aujourd’hui encore, « notre quotidien est le leur. Ils nous soignent, nous vêtent, nous éclairent (…) Ces noms existent encore. Leurs fortunes sont immenses ».

– Orfèvre en écriture –

On pense évidemment en lisant Vuillard au mythe terrible de Faust.

Les nazis installés solidement au pouvoir, il y aura d’autres réunions où nous introduit Vuillard le passe-partout. En novembre 1937 après l’annexion de la Sarre, la remilitarisation de la Rhénanie, Hitler reçoit le Britannique Lord Halifax. Le vieil aristocrate britannique est fasciné par ses hôtes. « Pour ce qui est des idées (des nazis), il n’est pas bégueule Halifax », écrit méchamment Vuillard.

L’écrivain est d’une ironie acide lorsqu’il raconte les rencontres en 1938 entre Hitler et Kurt Schuschnigg, « le petit dictateur autrichien » qui ne voit pas venir l’Anschluss. La description du repas mondain qui a lieu à Downing Street le jour où les soldats allemands envahissent l’Autriche ressemble à un vaudeville atroce. Cette invasion, rappelle au passage Vuillard, présentée comme une promenade de santé par la propagande nazie, a failli en fait tourner au fiasco: quasiment tous les chars nazis sont tombés en panne à peine la frontière autrichienne franchie.

Orfèvre en écriture, Éric Vuillard a choisi de raconter l’Histoire en insistant sur les détails. « La vérité est dispersée dans toute sorte de poussière », écrit-il. En 160 pages, l’écrivain au regard implacable -rien n’est inventé, tout est vrai- embrasse de façon magistrale cette tragédie européenne du XXe siècle.

Lire l’article du journal « Le Vif »: Cliquer sur le lien.

Eric Vuillard, « L’ordre du jour » , Actes Sud, 2017, 154 pages

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