Paysages à écouter (Langue française en fête)

Avec le printemps, « La langue française en fête » nous revient du 16 au 24 mars 2019. Ce rendez-vous annuel rappelle à chacun que la langue française est faite pour le citoyen et non le citoyen pour la langue !

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Cette année, elle se décline autour du thème de l’expression graphique … mais au Collectif Alpha Alpha de Saint-Gilles, on a privilégié le support radiophonique. Du projet « Paysage à écouter » est née la fiction radiophonique « Et la Vie continue !!!! »

À partir des mots ‘tracé’ et ‘composer’, les apprenants en alphabétisation de différents niveaux,  se sont ouverts au monde de la création radiophonique, grâce à une série d’ateliers de sensibilisation à l’environnement sonore et à l’écriture individuelle et collective. Ils vous invitent à une exploration sonore originale de Saint-Gilles.

Cette création, réalisée en partenariat avec Radio Panik et l’artiste et technicien Vincent Matyn-Wallecan et avec le concours de la Bibliothèque communale de Saint-Gilles, est à découvrir au Centre Culturel Jacques Franck le mardi 19 mars à 14h30 (durée 1h, entrée gratuite). L’écoute sera suivie d’un échange avec le public en présence des protagonistes du projet (les apprenants, l’artiste Chloé Despax, et les formatrices Dominique Detrait et France Fontaine)

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Bien d’autres découvertes autour de la langue française vous attendent durant toute cette semaine, dans les 24 villes participante : ateliers d’écriture, expositions, spectacles, performances…Tout cela autour de 10 mots choisis cette année : gribouillis, crusif/cursive, rébus, signe, arabesque, coquille, phylactère, logogramme, tracé et composer.

Retrouvez le programme sur le site de La langue française en fête.

Et pour vous joindre à la fête de chez vous, ou dans votre classe le livret des 10 mots propose des textes inédits d’auteurs francophones illustrant les 10 mots, accompagnés de citations et de définitions (à destination d’un public adolescent et adulte).

 

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« Quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ! » – grève du 8 mars

Ce 8 mars, toutes les femmes (et personnes s’identifiant ou étant identifiées comme femmes) sont appelées à se mettre en grève, à tous niveaux. Petit arrêt sur la question, d’un point de vue historique, pratique et littéraire.

Origine

zetkin-68c82« Officialisée par les Nations  Unies en 1977, cette journée puise son histoire dans les luttes des femmes ouvrières et dans la détermination  de Clara Zetkin, socialiste et féministe allemande, et d’Alexandra Kollontaï, communiste et féministe russe. C’est à la 2ème conférence internationale des femmes socialistes, en août 1910, que leur proposition est acceptée : organiser une journée annuelle de mobilisation des femmes ‘en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe’. Depuis, les mouvements féministes de tous les pays se sont emparés de cette date – sans attendre la bénédiction des syndicats et des partis politiques – pour avancer vers l’égalité. »

(édito de la revue Axelle, n° 217, mars 2019, en lecture dans notre magnifique centre doc)

Il y a un siècle déjà, Clara Zetkin « a défendu une conception du couple au sein duquel les partenaires devaient être égaux en droits. Elle est favorable au divorce par consentement mutuel et pense que les garçons, comme les filles, doivent prendre part aux soins du ménage. Mère de deux garçons, elle a vécu elle-même en union libre, et s’est toujours montrée une ardente partisane du travail des femmes, seul moyen pour elles d’accéder à l’autonomie. » Pour en savoir plus : http://8mars.info/clara-zetkin

Action de terrain

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Cette année, le Collectif 8 mars Belgique organise une grève des femmes le 8 mars prochain, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, en s’inspirant notamment du mouvement de grève des Espagnoles, qui ont mis leur pays à l’arrêt en mars 2018 en cessant massivement de travailler, de prendre soin, d’étudier et de consommer.

Les syndicats (CSC, CGSP et SETCa Non Marchand) se joignent concrètement à cette grève en déposant des préavis de grève. La DS du Collectif alpha est bien entendu solidaire de cette action.

Contacts et infos sur les actions de cette journée :

Lectures

Si vous désirez étayer votre réflexion sur ce sujet, notre rayon « féminisme – questions de genre », nouvellement réorganisé, vous attend dans notre centre doc…

2 coups de coeur :

image_scre-2Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe, de ADICHIE Chimamanda Ngozi (Gallimard, 2017), c’est la réponse à une amie qui vient de mettre une petite fille au monde,c’est une missive, enjouée, non dénuée d’ironie, ce sont 15 suggestions qui tracent une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager, c’est un manifeste, qui s’adresse à toutes et tous…
C’est un livre qui se lit d’une traite!

Le zizi des mots -Tome 1 et Tome 2 , BRAMI Elizabeth ; FRED L, Talents Hauts, 2015

Vous en voulez plus ? Consultez nos sélections précédentes à l’occasion du 8 mars : Où sont les femmes ?, Un jour sur trois cent soixante cinq…, et du 25 novembre 25 novembre, journée contre la violence faite aux femmes : Petite contribution à une question à la croisée du féminisme et de la linguistique, Douce et soumise? Non! (et non, c’est non)

 

 

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Quand bibliothèques et cours d’alphabétisation se rencontrent…

Apprendre à lire à des adultes,

ce n’est pas seulement leur donner les clés d’un acte technique,

c’est aussi tenter d’en faire des lecteurs et lectrices

qui prennent plaisir à se plonger dans les livres.

Et un endroit où l’on se plonge avec délice dans les livres, c’est la bibliothèque. Un lieu étranger les pour les apprenantes et les apprenants en alphabétisation. Tout autant que ces personnes peuvent paraître étranges pour les bibliothécaires. Il s’agit donc se se découvrir, de s’apprivoiser, petit à petit, par rencontres successives.

couverture DEFLa nouvelle publication du Collectif Alpha, Pratiques d’alphabétisation en bibliothèque, dévoile plusieurs projets menés par notre asbl avec différentes bibliothèques publiques. Le premier projet met l’accent sur la relation qui se noue autour des livres entre les parents et leurs tout jeunes enfants. Le second favorise la rencontre par paires entre un·e bénévole passionné·e de livres et un·e apprenant·e en alphabétisation. Initié avec la bibliothèque communale de Saint-Gilles, il a lieu aujourd’hui dans plusieurs bibliothèques bruxelloises, grâce notamment à un partenariat avec l’association de volontaires « Ages et Transmissions ». Le troisième projet, enfin, amène le groupe à découvrir le livre sous toutes ses coutures et à réfléchir sur l’acte de lire. Il développe la complémentarité entre le travail de bibliothécaire et celui de formatrice et formateur en alphabétisation. Une quatrième partie s’attarde sur le choix des livres proposés à ces adultes en apprentissage de la lecture.

Convaincue ? Alors achetez ce livre via le service librairie du Collectif Alpha ou sur place, chez nous au Centre doc.

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Ce n’est pas tout! Un blog prolonge cet ouvrage, notamment par le partage de vidéos, de nouvelles expériences et d’ouvrages coup de cœur des apprenant.es : http://alphaenbiblio.wordpress.com. Petit frère de ce blog-ci, il est appelé à s’enrichir au fur et à mesure de démarches et critiques de lectures effectuées en bibliothèque avec des apprenants en alphabétisation. Peut-être les vôtres ? Abonnez-vous pour être tenu au courant des nouveaux articles et évènements…

Envie d’en savoir plus ? Des rencontres sont prévues dans plusieurs bibliothèques, pour vous donner l’occasion de découvrir la publication et d’échanger avec des acteurs impliqués sur le terrain dans ces actions. Belles occasions aussi de nouer des liens entre bibliothèques publiques et associations d’alphabétisation pour, peut-être, mettre sur pied de nouveaux projets.

Rendez-vous dans 3 bibliothèques publiques :

  • jeudi 25/04 à Saint-Gilles (matinée : tout public, après-midi : professionnels)
  • mardi 30/04 à Koekelberg (matinée)
  • lundi 20/05 à Saint-Josse (matinée)

Une rencontre est également prévue en novembre chez nous, au Centre doc.

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Extrême droite VS droits humains

Noël vient, paix sur la terre. Vraiment ?

arbre de Noël Gilets Jaunes

Sapin de Noël 2018

Fin 2018, on commémore les 70 ans de la déclaration universelle des Droits Humains. De beaux mots, mais qu’en est-il des actes? Quand on traque les migrants, quand on fait la guerre aux manifestants, quand la pauvreté et les inégalités augmentent tout autant qu’une surconsommation effrénée qui tue la planète et ses habitants… Les beaux mots sur support lisse ne suffisent plus. Alors on sort dans les rues pour les brandir bien haut, les scander bien fort, les marteler à coup de pavé…

Fin 2018, on commémore les 70 ans de la déclaration universelle des Droits Humains de la façon dont on devrait se rappeler des choses : pas en les enfermant dans des vitrines et des beaux discours, patrimoine sacré et intouchable de notre belle civilisation, mais en s’en emparant pour leur donner vie, ici et maintenant, pour construire l’avenir. Parce que ce ne sont pas des acquis immuables. Parce qu’il ne faut pas baisser la garde. Parce que le bruit des bottes se fait entendre, de plus en plus fort. Parce que face à une société malade, les femmes et les hommes sentent un besoin impérieux de réagir, de secouer bien fort ce système qui ne peut plus durer.
Quelles sont les valeurs qui vont guider leur révolte? Les Humains ou Notre Peuple ?
Contre qui va se diriger leur colère ? Les étrangers, les riches, le voisin, le système,… ?
Que veulent-on construire ? Des murs, des prisons, des potagers collectifs,… ?

Et nous ?

Fin 2018, en Belgique, les nationalistes quittent le gouvernement, le gouvernement tombe. Et après ? N’est-ce pas une brèche par où peut s’engouffrer l’extrême-droite qui était ce dimanche dans les rues de Bruxelles ? Les mouvement anti-fascistes y étaient aussi. Mais scander « plus chaud que les fachos » suffira-t-il à endiguer le flot ?

Au Centre doc, nous vos proposons quelques lectures pour préparer 2019.
Pour allumer un feu au cœur de l’hiver…

extreme droite

Retrouvez d’autres titres dans notre catalogue en ligne, via les mots clés fascisme et EXTREME DROITE

Et … joyeuses fêtes de fin d’année !

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25 novembre, journée contre la violence faite aux femmes : Petite contribution à une question à la croisée du féminisme et de la linguistique

« Changer le monde prendra un certain temps. Changer les mots, c’est possible tout de suite »

« On ne se fait pas violer. On est violé.e. On est, on est, on est violé.e. On ne fait rien. On est. C’est l’autre qui fait. Le viol, c’est l’autre qui le fait. » (Léonora Miano, repris par l’ex-ministre Christiane Taubira à l’occasion du Festival d’Avignon 2017)

« Dans le ventre du requin, Pinocchio pleure. Un thon lui demande : Si tu n’es pas un poisson, pourquoi t’es-tu fait engloutir par le requin ? Ce n’est pas moi qui me suis fait engloutir : c’est lui qui m’a englouti ! » (Carlo Collodi, Les aventures de Pinocchio, 1883)

 

Trois ouvrages pour alimenter notre réflexion

femconMONTREYNAUD Florence, Le Roi des cons. Quand la langue française fait mal aux femmes, Le Robert, 2018, 160 p.

Il est bien des tournures tendancieuses, « crime passionnel », « préliminaires », « nom de jeune fille » ou « instinct maternel », que j’ai utilisées avant de prendre conscience de leur contenu machiste. Depuis le masculin pluriel qui écrase le féminin jusqu’au refus d’employer la forme féminine des noms de métier, en passant par des insultes sexistes comme con et ses dérivés, le langage usuel dévalorise le féminin, minore ou justifie des violences masculines.

 

fempayotYAGUELLO Marina, Les mots et les femmes, Payot, 1992, 202 p.

Comment les femmes parlent, comment elles se parlent, comment on leur parle, comment on parle d’elles ? Les femmes et les hommes ont-ils un rapport différent au langage ? Parlent-ils une langue différente ? Où se situe l’identité culturelle, et donc linguistique, de la femme ? Pourquoi la langue du pouvoir est-elle extérieure aux femmes ? Quel rôle jouent la métaphore sexuelle, les connotations dépréciatives, les dissymétries sémantiques et grammaticales, les insultes à caractère sexuel comme véhicules de l’idéologie sexiste ?

 

lllfffWECK Françoise, La langue des filles : le roman de l’apprentissage linguistique du féminin, L’Harmattan, 2010, 138 p.

Une analyse des représentations féminines à travers le langage et ses expressions courantes et la manière dont les femmes doivent se construire, dès la naissance, en fonction des mots dont elles disposent pour accéder à la féminité. « Ziza n’a que quelques heures et elle braille déjà dans son berceau, comme son voisin masculin, elle clame sans élégance et sans retenue sa voracité, son désir de survivre, d’avoir droit au sein salvateur. Peu lui chaut encore d’être femme »

 

Il ne suffit pas de réfléchir, il faut aussi agir. Au quotidien, bien sûr… mais aussi collectivement : plusieurs dizaines d’organisations fédérées au sein de Mirabal Belgium appellent à une manifestation féministe nationale ce dimanche 25 novembre 2018  à Bruxelles (14h-16h, place Poelart).

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Brésil : Le Président Jair Bolsonaro contre le pédagogue Paulo Freire

Freire

Le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro vient d’être élu au Brésil. Il a annoncé son objectif éducatif : extirper la philosophie de Paulo Freire des écoles . Lire l’article ICI.

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Peur de la pauvreté ou peur des pauvres ?

Ce 17 octobre, à l’occasion de la journée internationale de la lutte contre la pauvreté, nous mettons un focus sur un des rayons du centre doc : « pauvreté – exclusion »

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Une petite sélection des ouvrages  que vous pouvez trouver dans nos rayons, ainsi que par une recherche dans  notre catalogue en ligne avec le mot clé PAUVRETE

A ces nombreux recueils de témoignages, études de terrain et analyses, s’ajoute aujourd’hui un nouvel ouvrage, édité par le Forum – Bruxelles contre les inégalités : Pauvrophobie. Petite encyclopédie des idées reçues sur la pauvreté.

pauvrophobieAvec pas moins de 85 contributions, les auteurs (chercheurs, acteurs de terrain) entendent « résister à cette tendance qui participe à faire des pauvres non pas des victimes d’injustices, mais des coupables directs ou indirects de leurs propres malheurs ou déchéances ». Céline Nieuwehuys, secrétaire générale de la Fédération des services sociaux, explique ainsi que « la pauvrophobie est ce qui va rendre l’individu responsable de sa situation de mendicité, de prostitution, etc. »  85 idées reçues sont ainsi identifiées dans l’ouvrage, et déconstruites de manière argumentées par différents experts  sur base des derniers chiffres et études disponibles.

Mais alors, qui est responsable de la pauvreté, si ce ne sont pas les pauvres?

Il est tellement plus simple et confortable d’invoquer des causes individuelles, auxquelles on apporte des solutions individuelles. Ainsi, ce n’est plus notre problème. Éventuellement, si on a l’âme sensible, on peut faire l’aumône pour se donner bonne conscience. Mais c’est avant tout au pauvre de s’activer, ou de traverser la rue, pour reprendre le conseil d’Emmanuel Macron. Or, ce que le Forum met en avant, c’est que la pauvreté est une problématique systémique.  « On veut mettre en lumière comment le système organise la pauvreté et comment on peut, avec le système, lutter contre elle. »

1710Déconstruire les clichés,  c’est se donner l’occasion de découvrir la réalité du terrain qu’ils masquent, de rendre visible l’invisible, qui est le slogan de la marche organisée ce 17 octobre à Bruxelles. C’est permettre de se rendre compte que les solutions proposées ne sont pas si simples à mettre en oeuvre, et se heurtent à d’autre écueils.

Prenons l’exemple de la formation, qui est notre créneau au Collectif Alpha. Un cliché relevé dans Matin Première :

Ils pourraient au moins se former. Les pauvres n’entament pas de formation alors qu’ils ont le temps

Pourtant, explique Céline Nieuwehuys, « il y a beaucoup de personnes dans la précarité qui se forment. Par ailleurs, on sait qu’aujourd’hui la manière dont le système est organisé fait que la pauvreté prend énormément de temps. On voit que les travailleurs sociaux passent un temps énorme à essayer de restaurer les droits fondamentaux des personnes. Et généralement la personne a déjà essayé de batailler toute seule pour essayer de restaurer ses droits, son accès au chômage, son accès au RIS, son accès à un colis alimentaire, son accès à une bourse d’études. »

Si vous travaillez dans le secteur de l’alphabétisation, ce constat vous parlera : donner un cours de manière continue à sa classe est devenu une gageure, entre le temps passé en démarches administratives pour prouver qu’on donne bien cours… au lieu de donner cours, et les apprenants qui doivent s’absenter pour un rendez-vous avec les services sociaux… qui sont parfois les mêmes qui les ont envoyés en formation. On balance le mot « formation » comme un remède miracle, sans s’interroger sur les conditions nécessaires à ce que la formation porte effectivement ses fruits. Et ensuite, si ça ne marche pas, on pourra toujours incriminer les profs incapables et les étudiants qui manquent de volonté… Toujours cette même responsabilité individuelle.

Que faire ?

  • Vous plonger dans la lecture de ce passionnant ouvrage
  • Participer au débat organisé par le Forum au Festival des libertés le 26/10 à 20h30
  • Face à une idée reçue, prendre l’habitude de la décortiquer, ou du moins, de ne pas la gober toute crue
  • Enlever les oeillères, ouvrir les yeux et parler avec les personnes concernées
  • Parler avec les personnes « qui ne sont pas concernées » (peut-on vraiment l’être?) pour leur faire part de vos découvertes
  • … et bien sûr, de nombreuses autres idées que vous ne manquerez pas d’avoir

 

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